| Ibou Faye (Sénégal) 400m haies |
Prénom Ibou Nom Faye Date de naissance 1969 Nationalité Sénégal Lieu de résidence Paris, France Club Amiens UC Entraîneur Fernand Urtebise Taille 1,85m Poids 75kg Discipline 400m haies Meilleur temps 48"30 Palmarès 1er des Jeux Africains en 1995 à Harare et en 1999 à Johannesbourg Champion d'Afrique 1996 à Yaoundé Demi-finaliste aux JO d'Atlanta (4x400m 4e) |
Hors piste
Statut familial Célibataire Occupation Athlète à plein temps Langues parlées Français, wolof, mandingue, diola, peul, anglais Que ferais tu si tu ne faisais pas d'athlé ? Educateur Que feras-tu après ta carrière ? Des affaires Comment te vois-tu dans 10 ans ? Pas très différent. Bien entouré. Pour quoi te trouves-tu doué en dehors de l'athlé ? Je sais tout faire. Quels sont tes hobbies et autres centres d'intérêt ? L'art, les animaux, la lecture J'aime la musique Je n'aime pas l'hypocrisie Qualités Défauts Trop méfiant Tu ne peux pas vivre sans voir du monde Est-ce que tu utilises Internet ? Oui, mais pas régulièrement Quels sont les sites que tu regardes le plus souvent ? Les sites de sport et de musique et d'information |
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DISCUSSION I- Tes débuts Quand as-tu commencé l'athlétisme et comment es-tu arrivé au 400m haies ? J'ai commencé en deuxième année cadet, avant j'étais exempté de sport. Je faisais plutôt du foot et j'aurai pu être bon, mais j'avais les chevilles trop fragiles. En plus, pendant une compétition scolaire, l'équipe de foot ne s'est pas qualifiée pour le tour suivant et les professeurs nous ont fait comprendre qu'on pourrait peut-être représenter l'école en essayant l'athlé. Et je me suis qualifié sur 200m, 400m, 800m et 1500m, sans entraînement. Au national, j'ai gagné le 400m, 800m, 1500m. Là j'ai été repéré par la direction technique qui s'est étonnée que je ne fasse pas partie d'un club. Après, elle a dû convaincre mon père de me laisser courir, car il ne savait pas que je m'étais mis à m'entraîner (j'étais exempté). En foot, quand on ramenait une coupe, c'était une seule pour toute l'équipe, tandis qu'en athlé, j'avais trois, quatre coupes pour moi et en plus je n'avais pas l'impression de faire trop d'effort. J'étais un spécialiste de 800m (à 1'48-1'49), mais il y avait trop de concurrence pour obtenir une sélection, des Sénégalais qui vivaient en Europe. Alors je me suis mis sur 400 haies pour pouvoir être sélectionné en individuel, sur une autre épreuve que le 4x400m. Quelle a été ta progression ? Ma première course en 1991, j'ai fait 52" et la même année je suis descendu à 50"85. En 1992-1993 j'ai fait plus de plat (400m) que de haies car mon entraîneur était spécialiste de demi-fond. En 1994 j'ai fait 3e aux Jeux de la Francophonie en 50"22 et j'ai eu une bourse pour continuer. Y'a-t-il d'autres membres de ta famille qui pratiquent l'athlétisme? Si oui as-tu commencé parce que quelqu'un d'autre en faisait ou l'inverse ? Ma petite soeur a commencé l'athlé pour faire comme moi. Elle est cadette et a fait 25"08 au 200m. II- Pays de naissance, pays de résidence Dans quelles circonstances es-tu arrivé en France ? Après les Jeux de la Francophonie de 1994 (Evry, France), j'ai reçu une bourse de la CONFEJES pour venir m'entraîner à l'INSEP. Qu'est-ce qui te plait et ne te plait pas dans ce pays ? - C'est un pays où il y a un métissage culturel extraordinaire et qui malgré les affaires d'immigration et des sans-papiers, reste l'un des plus respectueux des droits de l'homme. - En France, il y a trop d'individualisme et d'hypocrisie et je préfère la vie de groupe. Retournes-tu souvent au Sénégal ? Au minimum trois fois par an. Quel est ton statut au Sénégal ? Te reconnaît t-on dans la rue, dois-tu répondre à de nombreuses sollicitations ou vis-tu relativement tranquille ? Partout où je passe les gens me connaissent, m'arrêtent pour parler. Des fois ça prend du temps. Où vivras-tu à la fin de ta carrière ? Quelque part où je me sentirai bien. Est-ce que tu suis souvent l'actualité de ton pays ? Oui, des fois les journaux sur Internet et surtout par les amis. Que penses-tu de l'athlétisme de ton pays ? Il faut penser à la relève. La qualité est là, maintenant, il faut s'investir pour eux, pour qu'ils puissent progresser. III- Voyages Un athlète est amené à beaucoup voyager. Aimes-tu cela ou cela devient-il fatigant au bout d'un moment ? Les voyages courts ça va, mais je n'aime pas les déplacements trop longs. Mais c'est très intéressant car ça permet de s'ouvrir à d'autres idées, et de ne plus se fier uniquement aux "on m'a dit", "il paraît que là-bas…". On découvre d'autres réalités concrètement. Un jeune qui voyage a parfois plus d'expérience qu'un homme de 45 ans qui n'est jamais sorti du pays. As-tu parfois le temps de visiter les villes ou tu te rends pour courir? Il y a des endroits qu'on peut visiter, mais parfois on ne reste pas très longtemps. Quel est l'endroit qui t'a le plus plu ? L'Australie où on a fait un stage en 1999 et un meeting à Canberra. IV- Tes sentiments sur l'athlétisme Que penses-tu du milieu de l'athlétisme de haut niveau et de l'évolution de l'athlétisme moderne ? Je pense qu'il y a trop de pression des sponsors et et des médias sur l'évolution des réglements. Qui sont tes meilleurs amis dans l'athlé ? Mon groupe d'entraînement, le burundais Hilaire Ntirampeba, Wilfried Dorombo (Centrafrique) et tous les africains. Suis-tu régulièrement l'actualité athlétique ? Si oui, quelles sont tes sources d'information (journaux, magazines, internet) ? De temps en temps, pas tous les jours. Je lis l'Equipe, les sites internet, de l'IAAF, FFA… V- L'argent Avec ton niveau (12eme performer mondial en1999, 21e en 2000), est-il facile de vivre de l'athlétisme ? Non Qui est ton manager ? Esther Kolmer As-tu des sponsors ? Nike Que fais-tu de ton argent ? Ca va dans les frais quotidiens. VI- L'entraînement Qui ont- été tes entraîneurs ? Defaye Niang Qui est ton entraîneur actuel ? Comment as-tu été amené à travailler avec lui ? Fernand Urtebise. Il est entraîneur à l'INSEP et tous les Sénégalais s'étaient entraînés avec lui, dont Amadou Dia Bâ. Quelle est votre relation d'entraîneur-athlète ? Est-t-il présent lors des séances ou t'envoie-t-il les plans d'entraînement ? Il est toujours présent aux séances et s'occupe d'un groupe d'une quinzaine de personnes dont le chef de file est Stéphane Diagana. Selon les périodes on fait des séances communes (l'hiver en particulier) ou plus individualisées. Décris-nous tes conditions d'entraînement On s'entraîne deux fois par jour sauf le mercredi et samedi (1 fois) et dimanche repos. Musculation le matin, séance de course ou côtes l'après-midi. Technique au début de la séance, puis séries de courses. Pars-tu souvent en stage ? Où ? Oui, là où il fait chaud. Il y a un moment on partait souvent aux Canaries à Lanzarote, maintenant on essaie de varier (Antilles, Etats-Unis, Australie, Afrique du Sud) et dans le sud de la France avant les championnats de France VII- Ta carrière Quel est le meilleur souvenir de ta carrière ? Atlanta, c'étaient mes premier Jeux, j'ai fait moins de 49" l'ambiance était très bonne. Les Jeux Africains de 1995, car je n'étais pas favori , je revenais de blessure, beaucoup de gens ne croyaient pas en moi, alors la victoire m'a fait plaisir et j'ai amélioré mon record d'une seconde. Au moment de l'hymne et à mon retour au Sénégal, j'ai senti que j'avais fait plaisir à beaucoup de monde. Et le pire ? Aux championnats du monde de Göteborg, j'étais au couloir huit. Il y a eu un écho, j'ai cru entendre le rappel du starter et je me suis arrêté. Après je n'ai pas pu rattraper les autres. As-tu un meeting fétiche ?Non As-tu souvent été blessé ? Tout le temps. Que t'as apporté ton meilleur palmarès ? Une décoration Quel regard tournes-tu sur ta carrière jusqu'à présent ? Es-tu satisfait ou sinon pourquoi ? J'ai donné le meilleur de moi-même. Si c'était à refaire, changerais-tu quelque chose ? Peut-être que j'aurais commencé les haies un peu plus tôt. Où en es-tu dans ta carrière ? Jusqu'à quand comptes-tu courir ? Actuellement je me fais plaisir et je m'arrêterai quand il n'y aura plus de plaisir. Je prends les saisons comme elles viennent. Quels sont tes objectifs à court terme pour 2001 ? La finale des championnats du monde |